| En décembre 2005, nous avions relaté dans une brève les dangers encourus par les ours polaires des conséquences du réchauffement climatique et de la fonte de la banquise. Dans une nouvelle proposée le 2 mai dernier, le périodique Nature fait de nouveau état de la situation dangereuse dans laquelle se situe l'animal. En effet, dans la dernière liste rouge des animaux en voie de disparition, l'Ours Blanc est passé de "conservation-dependent" à "vulnerable", ce qui signifie donc qu'il a atteint un cap à partir duquel sa situation est très critique. | ![]() |
| Ces animaux doivent faire faces à plusieurs ennemis. Le plus évident est en premier lieu l'homme en tant que chasseur. Mais on retrouve aussi des atteintes moins directes telle que la pollution industrielle et le réchauffement climatique qui amenuise la banquise. L'ours blanc était tué pour sa fourrure depuis des décennies par les peuplades indigènes polaires. Mais depuis les années 70, le Traité International sur l'Ours Polaire avait limité à 700 animaux le quota annuel de chasse, assurant dans les conditions de l'époque une certaine prospérité à l'ours blanc. Mais la chasse n'est plus le seul facteur de menace. L'ours blanc a pour habitude d'hiberner sur les terres. Mais la glace estivale étant de plus en plus fragile par le fait du réchauffement climatique, les mères et leurs petits doivent traverser des étendues d'eau de plus en plus vastes, les affaiblissant et les rendant plus vulnérables aux divers dangers inhérents à la traversée et l'hibernation. La pollution chimique se manifeste dans la nourriture; Les produits déversés dans les eaux comme les dérivés bi-phényliques, le retardant à l'inflammation ou encore les métaux lourds se stockent peu à peu dans la graisse des ours blancs, constituant une véritable bombe biologique et génétique conduisant soit à la mort prématurée de l'animal ou encore à des mutations donnant de sévères malformations chez les nouveaux-nés les condamnant à mourir très rapidement. Les dernières estimations font état qu'au cours des 45 prochaines années, l'ours blanc pourrait voir sa population diminuer de plus de 30 % avec une possibilité de disparition complète des quelques 22 000 spécimens encore en vie si la glace estivale venait à complètement disparaître. Source : Nature | |
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Tom
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