jeudi 20 avril 2006
Depuis la découverte de l'ADN et des gènes, les biologistes pensaient que le caractère héréditaire de certaines particularités des entités vivantes étaient toutes dues à l'action du code génétique. Les dernières années de recherche sur l'hérédité tendent à annoncer que celle-ci serait un peu plus complexe qu'un simple codage génétique.
En 1999, Emma Whitelaw maintenant au Queensland Institute of Medical Research de Brisbane en Australie avait observé que sur un échantillon de deux souris au code génétiue strictement identique, des différences post-natalité pouvait être observées. En effet, alors qu'un gène spécifique de coloration des poils (agouti viable yellow) l'une des deux souris présentait une coloration totalement indépendante du groupement génétique imbriqué dans le code, dépendant même de la nature du poil de la mère. Il s'agirait ainsi d'un codage dit "épigénétique", non lié au code génétique prévu initialement pour l'individu.

En étudiant de plus près ce phénomène, Whitelaw a finalement pu démontré qu'une série de tranformations chimiques intervenant lors de la fécondation de l'oeuf par le spematozoïde pour donner l'embryon ou pendant le développement in-utero seraient responsable de la perte de groupements méthyls présents sur le gène, groupements visiblement liés à la coloration des poils.

Cette découverte a alors remis en question la conclusion faite sur le caractère épigénétique de certains traits héréditaires. Il s'agirait donc plutôt d'une réaction due à l'alteration de protéines associées à l'ADN ou d'une hérédité par l'action de petites molécules de RNA, hypopthèse soutenue également par Manel Esteller du Spanish National Cancer Center de Madrid qui étudie les effets épigénétiques dans le développement de cellules cancéreuses.

Parallèlement, Greg Barsh de l'université de Stanford en Californie pense que la seule méthylation de l'ADN ne peut pas être uniquement responsable de ces phénéomènes émergents mais qu'une série de mécanisemes plus complexes peuvent être impliqués.

Source : ScienceMag

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