mercredi 19 avril 2006
Dans le volume du 18 avril 2006 du journal Current Biology, Masamitsu Fukuyama annonce la découverte d'une forme d'interrupteur génétique impliqué dans la croissance et le développement animal et qui pourrait être également en cause dans le déclenchement de cancers.
Dans la nature et la vie en général, les processus de croissances peuvent être mis en attente lors de pèriodes plus ou moins longues où les conditins propices à la vie ne sont pas réunies ou de mauvaise qualité. On peut observer ce phénomène notamment chez les plantes lorsqu'en l'absence d'eau une graine ne germera pas. Ce processus est également observé chez l'animal où certaines cellules attendent un évènement particulier avant de se diviser pour consolider un organe ou un tissus. Cet évènement peut être une blessure, un changement environnemental ou encore l'expression d'une hormone ou d'une protéine.

Il y a donc un blocage cellulaire régulé naturellement. Mais lorsque ce blocage est enrayé et que les cellules se mettent à se diviser d'elles mêmes sans en avoir reçu l'ordre, soit parcequ'elles sont mutantes ou que la mauvaise substance aura été produite, c'est le cancer. les cellules croissent de façon irréfrinée et totalement désordonnée pour former une tumeur.

Les agents responsables de ce blocage sont appelés des protéines de répression tumorale. Leur présence empêche alors les cellules de se multiplier.
En étudiant un ver modèle du domaine biomédical, les chercheurs ont découvert que l'agent PTEN, connu comme remplissant le rôle de répresseur tumoral, était également impliqué dans la régulation de la croissance normale du ver en l'absence de nourriture. Ces vers sont capables après éclosion de rester dans un état de jeunesse perpétuel jusqu'à ce qu'ils trouvent de la nourriture et commence leur croisance vers leur état adulte.

Les scientifiques ont aussi trouvé que la protéine PTEN agissait avec deux autres protéines appelées protéines kinases, jouant également un rôle dans le développement des cancers.
Cette découverte laisse entrevoir que d'autres protéines remplissant des rôles similaires dans la régulation de la croissance peuvent être impliquées dans le développement tumoral.

La similarité du code génétique du ver étudié avec celui de l'homme dans le nombre de gènes donne l'espoir aux chercheurs de trouver les même processus chez l'huain et ainsi apporter une nouvelle pierre à la recherche contre le cancer.

Source : EurekAlert

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