jeudi 16 mars 2006
Un nouveau scandale vient nourrir les gros titres de la presse scientifique: Ian Wilmut, le généticien considéré comme le "père" de la brebie Dolly (1996) vient de reconnaître devant un tribunal qu'il n'était qu'il n'était pas seul à l'origine de Dolly. Pire encore, selon ses propres mots, il faudrait accréditer la création de la première brebis clonée à "66%" à un autre chercheur: Keith Campbell.
Aujourd'hui à l'université de Nottigham, ce biologiste eut l'idée de coordonner le cycle cellulaire de l'ovocyte énucléé reçeveur et de la cellule donneuse de son noyau. Pas moins de 430 essais avaient été nécessaires avant d'obtenir un seul embryon viable.

Mais ce chercheur n'est pas le seul à clamer la "paternité" de Dolly: Bill Ritchie, technicien de laboratoire aux côtés des deux chercheurs en 1996, chargé des manipulations délicates, figurait parmi les signataires de l'article de Nature concernant les brebis clonées Megan et Moran, mais n'était plus que remercié dans le fameux article de 1997 révélant au monde entier l'existance de Dolly.

Ces querelles de laboratoire arrivent au plus mal, et ces aveux éclatent alors que Ian Wilmut comparaissait dernièrement pour harcèlement racial (ce que nie l'accusé). Une situation d'autant plus chaotique que le prix de 100.000 euros, décerné par la fondation allemande Paul Ehrlich pour ses travaux sur le clonage thérapeutique hummain, pourrait lui être refusé: en effet de nombreuses voix se sont élevées outre-Rhin pour protester contre l'attribution de fonds publics pour un sujet de recherche illégal en Allemagne...

Auteur : Guillaume Calu de Spectroscience

Source : LeMonde.fr



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