mardi 7 mars 2006
Internet permet à certains de ses utilisateurs de rencontrer des personnes avec qui elles n'auraient jamais pu avoir de contacte dans la vie courante. Ce phénomène se rencontre dans tous les domaines avec pour exemple le plus flagrant et populaire : les forums. 
Des gens qui à première vue n'ont rien en commun se retrouve et fondent des communautés de tailles variables tissant de réels liens sociaux autour d'activités qui n'ont de commun que le language.

Il en va de même pour la sexualité. De plus en plus d'hommes au demeurant hétérosexuels ont régulièrement des expériences homosexuelles de cyber-sexe. C'est ce que relate Michael W. Ross du Mälmo University College de Suède dans un texte intitulé "Typing, Doing and Being-­A Study of Men Who Have Sex with Men and Sexuality on the Internet", littéralement "Tapper, faire et devenir - Une étude sur les Hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et une sexualité sur internet".

Tout au long de cette dissertation, Ross analyse d'abord les théories de sciences sociales et de la sexualité sur internet, incluant l'éventualité de passer du fantasme à la relation réelle et décrit le web comme un véritable laboratoire des expériences et expérimentations sexuelles, portant un regard sur la propention à la création d'une habitude sexuelle.

Par la suite, il développe une partie plus empirique, se basant sur une comparaison entre les hommes ayant des relations homosexuelles dans la vie réelle et ceux ayant des relations avec d'autres hommes sur le Web. Les données employées pour cette comparaison sont issues d'une étude sur la sexualité de l'internet et de données récoltées dans le cadre d'un étude sur la santé sexuelle en Suède au cours de l'année 1996. Une comparaison a également été effectuée entre les réponses recueillies sur un questionnaire en ligne et la manière dont il a été remplie.

Dans sa thèse, Ross précise qu'il a aussi tenu compte des fausses descriptions réalisées par certains internautes, mettant en avant certaines pratiques qu'ils ne s'autoriseraient pas dans la vie courante.

Il en résulte donc au final que 10% des personnes interrogées sont en fait des hommes se disant hétérosexuels dans la vrai vie mais ayant une cyber pratique homosexuelle derriére leur ordinateur. Internet permet aux hommes et aux femmes de faire des rencontres dans l'anonymat le plus complet, faisant tomber les barrières des préjugées sur les "Qui es tu ?" et les vérités.

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Source : EurekAlert

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