| En physique classique, un trou noir est décrit comme une région de l'espace où la gravité est tellement forte qu'aucune particule, photon y compris, ne peut en réchapper lorsqu'elle dépasse la limite de l'horizon du trou noir qui est le point de non retoure au delà duquel un vitesse supérieur à celle de la lumière est requise pour s'affranchir de l'attraction. Par conséquent, toute l'information contenue par la matière et la lumière y tombant est irrémédiablement perdue. |
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Dans les années 70, Stephen Hawkings, en appliquant les théories quantiques aux trous noirs, avait montré qu'ils possédaient une température et que par conséquent, ils émettaient un rayonnement thermique et pouvaient même s'évaporer. Mais dans son formalisme, Hawkings avait stipulé que ce rayonnement ne pouvait contenir aucune information.
En 2004, Hawkings est revenu sur son affirmation annonçant s'être trompé et a affirmé que de l'information pouvait sortir du trou noir, ce qui lui a d'ailleurs valu de perdre un pari qu'il avait lancé avec Kip Thorne et John Preskill théoriciens tout comme lui au laboratoire Caltech. Dans une nouvelle étude se basant sur les travaux de Hawkings, Seth Lloyd du M.I.T. a réussi à démontré qu'une fraction d'information pouvait ressortir du trou noir en appliquant le modèle de projection des états finaux. Ce formalisme stipule que l'information quantique peut prendre seulement un seul état final en présence de singularités telles qu'à la fin de l'univers ou en présence d'un trou noir. L'idée de la démonstration était d'abord venue en 2004 de Gary Horowitz et Juan Maldacena, physiciens américains, qui avaient suggéré que l'information pouvait interférer avec le rayonnement de Hawkings, mais avaient été très critiqués, le modèle étant alors en contradiction avec la théorie fondamentale, les particules devant dépasser la vitesse de la lumière. En utilisant les propriétés de la téléportation quantique, Lloyd a pu résoudre ce problème et a pu montrer que finalement, l'information sortant du trou noir était intriquée avec le rayonnement de Hawkings issu de l'évaporation. L'information peut alors être retrouvée avec une fidélité de 85%, ainsi à peine la moitié d'un bit quantique est perdue dans le trou noir. Lloyd annonce que cette théorie pourrait constituer un nouveau support pour l'élaboration d'un processeur quantique, mais effectuer la programmation d'un tel objet en se basant sur les trous noirs nécessite une connaissance sur la gravité quantique que nous n'avons pas encore actuellement. Telecharger le podcast Source : PhysicsWeb Publication original : Almost Certain Escape from Black Holes in Final State Projection Models - Seth Lloyd - Phys. Rev. Lett. 96, 061302 (2006) |
publié par
Tom
dans:
Actualité scientifique






