| Au cours d'un meeting organisé au College on Problems of Drug Dependence en Floride en juin de l'année dernière, Priscilla McAuliffe et ses collaborateurs de l'université de Floride à Gainesville ont rapporté qu'une proportion inquiétante de médecins praticiens présentaient des dépendances aux opiacés, mettant en cause les anesthésiques employées à fortes doses dans les blocs opératoires. | ![]() |
| Ces constatations sont issues de données récoltés pendant une étude sur les problèmes de santé des personnels des services médicaux et hospitaliers de Floride. Bien que les anesthésistes ne représentent que 5% des médecins licenciés dans l'état, ils constituent néanmoins 12 % des 150 médecins qui ont dû entamer une cure de désintoxication pour consommation de substance psychotropes en 2002. Quant aux chirurgiens, leur proportion est également non négligeable, McAuliffe rapportant que la plupart des cas traits allaient jusqu'à utiliser les opiacés utilisés au cours des anesthésies comme drogue favorite. 25% des médecins dépendant sont traités pour toxicomanie aux opiacés, ce chiffre ce montant à 40% de la population des chirurgiens traités. En tête des substances absorbées par les médecins, le fentanyl, anesthésique courant dans les salles d'opération, constitue à lui seul 94% des dépendances. Bien qu'il puisse sembler que cette toxicomanie soit favorisée par le fait que les chirurgiens et les anesthésistes aient accès plus que leurs autres collègues aux produits opiacés, McAuliffe tendrait à mettre en cause les modes utilisés pour la réalisation des anesthésies, dispersant dans l'atmosphère des blocs des vapeurs de produits anesthésiant qui sont rejetées par le patient au cours de son expiration ou alors vaporisées à partir des traces de produits résident sur les instruments d'anesthésie (seringues, masques...). Parallèlement, Mark Gold psychiatre à l'université de Floride indique que les vapeurs sont certainement la cause de ces dépendances. En effet, il a été observé à plusieurs reprises dans d'autres cas comme le tabagisme passif de l'enfant que celui-ci avait plus de chance de devenir fumeur s'il était exposé à la fumée de cigarette. Gold a dors et déjà entamé une étude visant à rechercher des traces d'anesthésiques dans le sang des chirurgiens traités afin de confirmer sa théorie. Telecharger le podcast Source : Nature | |
publié par
Tom
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