dimanche 19 février 2006
Dans leurs récents travaux publiés dans Science le 17 février dernier, Renata Wentzcovitch et Koichiro Umemoto de l'université du Minnesota ainsi que Philip B. Allen de la Stony Brook University ont réalisé une simulation des popriétés des roches aux pressions et températures faisant les conditions de planètes comme Jupiter, Saturne et deux autres exoplanètes hors de notre système solaire.
Ces travaux visant à comprendre la manière dont les planètes acquières leurs propriétés se basent sur l'étude des couches internes de la Terre précédemment réalisée par les trois chercheurs. Ils avaient déterminé au cours de cette étude que les conditions intra-terrestres à 300 kilomètres de profondeur (couche D'') changeaient la perovskite, mélange de magnésium, silice et oxygène constituant la couche, se transformant en post-perovskite.

Les chercheurs ont donc calculé ce qu'il se passait dans les 4 planètes citées où la température du coeur atteint 10 000 °C pour des pressions de l'ordre du mega-bar. Dans ces conditions, la post-perovskite n'est pas stable et ses cristaux se dissocient sous deux forment cristallines se comportant comme des métaux soit que leurs électrons sont très mobiles et qu'ils peuvent ainsi conduire le courant électrique. Ceci a pour effet de maintenir le champ magnétique des planètes et d'inhiber les inversions de pôle. L'augmentation de l'activité électrique a également pour conséquence de favoriser les transports énergétiques vers l'extérieur de la planète, causant de nombreux tremblements du sol et des eruptions volcaniques.

L'interieur des géantes de glace telles que Uranus et Neptune ne présentent pas de telles conditions extrêmes de température et de pression, et la post-perovskite peut donc se former.

En comprenant mieux différents modèles planétaires, les chercheurs pourront établir des modèles très fidèles pour le comportement du noyau terrestre ouvrant la voix à la réalisation d'une planétologie comparative.

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Source : Science


Koichiro Umemoto, Renata M. Wentzcovitch, and Philip B. Allen
Science 17 February 2006 311: 983-986

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