mardi 7 février 2006
Dans le ciel nocturne, les étoiles que nous pouvons observer par temps claire à l'oeil nu sont en fait des systèmes d'étoiles doubles l'une naviguant autour de l'autre dans une orbite très proche. La plupart des astronomes s'accordent à dire que la plupart des étoiles de notre galaxie ont un compagnon. Mais Charles Lada astronome au Harvard Smithsonian Center for Astrophysics dans une étude récente tend à penser le contraire et que des étoiles seules comme notre soleil signifierait la présence plus nombreuse de planètes.
80% des étoiles massives les plus brillantes observables ont un compagnon. Mais il s'avèrerait en fait que les étoiles moins massives (seulement 1 % plus brillantes que notre soleil) sont seules et que les trois quarts des naines rouges dont la masse est moitié moins que celle de notre étoile ne possèdent pas d'étoile compagnon.
Dans une publication parue dans Astrophysical Journal Letters , Lada annonce que plus des deux tiers des systèmes stellaires seraient des systèmes isolés avec seulement une étoile et qu'ainsi la théorie précédemment établie sur le fait que les étoiles formaient nécessairement des systèmes double éjectant une des deux étoiles par la suite est invalidée. Les étoiles massives se formeraient alors en premier dans les nuages de gaz et de poussière très turbulents, se séparant par la suite en système double, et les étoiles plus petites dans de nuages moins agités ne provoquant pas de séparation produisant ainsi des systèmes simples.

Les systèmes d'étoiles simples seraient également plus propices à la formation de planètes, l'absence d'une interaction avec une deuxième étoile sur l'orbite ne détruisant pas l'anneau de poussière en formation.

Mais sur tout ceci, Michel Mayor de l'observatoire de Genève émet un autre avis. En effet, selon lui, il semble peu probable que les planètes puisent réellement se former facilement autour des étoiles simples, se basant sur le fait que sur près de 300 observations de naines rouges, seulement 4 d'entre elles hébergeaient une ou plusieurs planètes. Pour tenter de prouver son affirmation, Mayor va désormais aiguiller le travail de son équipe sur une étude plus approfondie des naines rouges afin de déterminer si réellement elles sont plus propices à la création de planètes.

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Source : Science

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