vendredi 3 février 2006
Et si en plus de la pluie et du beau temps, on créait un bulletin moustiques à la météo ? C'est ce que pense pouvoir réaliser des scientifiques étudiant la propagation des épidémies de malaria.
Cette maladie tue près d'un million de personnes chaque année et en a déjà infecté 500 millions à travers le monde dont 90 % vivent en Afrique.
 
Le climat influe directement sur le développement du parasite responsable de la maladie ainsi que sur les moustiques qui le transmettent ainsi, en analysant les conditions météorologiques qui amènent à leur prolifération, il serait possible de prédire quelles sont les pèriodes critiques où le risque d'infection va être majeur, permettant aux organisation sanitaires et aux gouvernementx d'agir en conséquence en distribuant  des traitements anti-malariens et d'enrayer l'invasion de moustiques par la pulvérisation d'insecticides.

Un précédent modèle climatique était parvenu à prévoir sur un mois l'apparition et l'évolution d'une épidémie de malaria. En se basant sur plusieurs modèles météo différents formant un modèle d'ensemble, des chercheurs sont arrivés à reproduir l'évolution de la malaria sur une pèriode allant de 1982 à 2002 pour la région du Botswana.
L'avantage d'un tel modèle est de donner une information sur la qualité de la prédiction en calculant un degré d'incertitude, signifiant qu'en cas d'échec d'une prévision globale, il serait alors possible de se rabattre sur un modèle ne tenant compte que des conditions locales et régionales.

Tim Palmer responsable du projet au European Centre for Medium-Range Weather Forecasts espère maintenant pouvoir établir des modèles de prédiction sur d'autes types d'épidémie dépendant des conditions climatiques comme le colèra.

Source : Nature

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