| Les recherches menées sur les cellules-souches laissent entrevoir de nombreux espoirs quant à la compréhension des mécanismes d'organogénèse. Le pouvoir de regénération des glandes mammaires, déjà connu dès 1959 à partir de transplantations de fragments d'épithélium chez la souris, avait suggéré l'existance de cellules-souches mammaires. |
![]() |
|
Depuis lors, cette hypothèse a été vérifiée et les cellules-souches épithéliales sont mieux connues. Mais aucun laboratoire n'avait encore réussi à regénérer un organe entier à partir d'une cellule-souche épithéliale.
C'est désormais chose faîte, puisqu'une équipe de biologistes australiens et canadiens est parvenue à obtenir in vivo une glande mammaire complète à partir de la greffe de cellules-souches mammaires (MaSCs) ! Réalisée dans le cadre de l'étude du cancer du sein, cette expérience utilise des tissus mammaires prémalignants de souris, riches en cellules-souches. Après isolation spécifique des cellules MaSCs issues de ces tissus, les chercheurs ont obtenu une population cellulaire multipotente. Transplantées chez la souris, ces cellules ont donné des glandes mammaires fonctionnelles, d'apparence histologique correcte et produisant des protéines du lait.
Cette performance n'a pu être réalisée sans une connaissance des marqueurs moléculaires exprimés par les cellules-souches, afin de les sélectionner correctement, et permettra certainement de mieux comprendre les mécanismes de différenciation des lignées issues des MaSCs.
Auteur : Guillaume Calu de Spectrosciences |
publié par
Tom
dans:
Actualité scientifique






