| La lumière se propage en espace libre à la vitesse de 300 000 km/s. Son interaction avec la matière qu'elle soit solide, gazeuse ou liquide a tendance à la ralentir. Les chercheurs utilisent donc cette propriété pour ralentir la lumière, le but final étant d'arriver à l'arrêter complètement. | ![]() |
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Ils étaient déjà arrivé à réduire la vitesse de la matière grâce à des vapeurs atomiques et des cristaux de rubis jusqu'à atteindre l'allure d'un escargot. En utilisant les propriétés biologiques d'un matériau, ils sont parvenus à diminuer la vitesse de la lumière de sorte à atteindre une lenteur de 0.091 mm/s.
En utilisant une protéine bactérienne nomé bactériorodhopsine (bR), Pengfei Wu du New Span Optotechnology de Boston et Devulapalli Rao de l'université du Massachusetts ont créé un film polymère d'une centaine de micromètres d'épaisseurs. La bactériorodhopsine possède une durée d'état excité de l'ordre de la seconde, ce qui correspond à une probabilité de désexcitation très faible. En envoyant un laser vert sur le film, ses molécules passent à un état d'énergie excité. Faisant varier la puissance sinusoïdalement à une fréquence de 0,1 Hz, les chercheurs ont observé qu'ils pouvaient retarder l'onde lumineuse de presque une seconde. Ensuite, Wu et Rao ont remarqué qu'en irradiant simultanément la surface avec un laser bleu, ils pouvaient faire varier le délai, la lumière envoyée en supplément forçant les molécules à se désexciter, ils sont arrivé à moduler le retard en faisant varier la puissance du laser bleu.
Cette expérience est une première et n'a jamais connu de précédents. C'est donc la première fois que la démonstration expérimentale de la possibilité de moduler la vitesse d'une onde laser par une autre a été réalisée. Ce phénomène présente un potentiel d'application phénoménal. Dans le monde de l'opto-microélectronique, il va désormais être possible de créer des circuits de délai, permettant de réaliser de nouvelles fonctions électroniques qui ont toujours été faites sur la base de l'électronique classique.
Ecouter le Podcast de cette article Source : Physical Review Letters
Phys. Rev. Lett. 95, 253601 Rèf : Controllable Snail-Paced Light in Biological Bacteriorhodopsin Thin Film Pengfei Wu and D.V.G.L.N. Rao |
publié par
Tom
dans:
Actualité scientifique






