mercredi 1 février 2006
Le syndrome de la grossesse nerveuse bien connu de tous les futurs père a toujours été identifié comme une psychosomatisation de l'angoisse ressentie quant à l'arrivée du futur enfant et d l'état de la mère.
Une étude réalisée sur des primates aurait tendance à apporter une autre explication à cette prise de poids.
Toni Ziegler; une femme chercheur de l'université du Wisconsin-Madison étudiant les primates a montré que les singes mâles présentaient eux aussi un syndrome prénatal du futur père.
Avec son équipe, elle a suivi et pesé 14 mâles marmousets et 11 tamarins de Geoffroy, deux espèces monogames, au cours de la grossesse de leur partenaire et a déterminé qu'ils avaient tous en moyenne augmenté leur masse de 20%.
Ces espèces ont toutes deux la particularité de s'occuper de leur progéniture après l'accouchement comme le ferai un être humain.

Pour ces singes, grossir est un moyen de prévention face aux dures journées et nuits qui vont suivre la naissance de leur petit, leur permettant de constituer des réserves pouvant leur apporter un stock d'énergie supplémentaire au cours de cette période éprouvante.

Maintenant, Ziegler évoque la possibilité que cette prise de poids serait similaire chez l'homme et pourrait avoir le même but.
Quelques autres études avaient commencé à établir un lien montrant que les hormones des jeunes pères connaissent des oscillations au cours de la grossesse, telles que la prolactine, la testostérone et une hormone liée au stress, la cortisole. Il n'est pas impossible que ce balancement dans le taux hormonales ne soit pas étranger à la prise de poids mais trop peu d'études sur le sujet ont été réalisées pour émettre une conclusion.

Ziegler ajoute que bien que cette prise de poids puisse se révéler être un inconvénient dans nos sociétés occidentales sujette à l'obésité et à une alimentation très riche, elle a pu avoir son utilité il y a très longtemps.

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Source : Nature

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