| En huit ans, le nombre d'oiseaux morts par ou à cause de ce virus s'élève à plus de 250 millions. Bien que non transmissible à l'homme, en 1997, un cas de contamination humaine avait été déclarée à Hong-Kong. Au cours de cette épidémie, plusieurs autres personnes avaient été touchées par la maladie leur provoquant de sérieuse infections respiratoires et six d'entre eux étaient décédés. |
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A partir de cette année et jusqu'à maintenant, 170 cas de contamination de l'homme ont été recensés. Face au risque majeur de pandémie, les chercheurs du monde avaient été sollicités dans l'urgence afin d'élaborer un vaccin efficace contre la maladie.
Le Dr. Gambotto et son équipe de l'université de Pittsburg viennent de publier leurs résultats sur des tests animaliers d'un nouveau vaccin contre la grippe aviaire. Pour le réaliser, ils se sont servi d'un adenovirus afin d'exprimer les protéines appelées hemagglutinine du virus mortel à sa surface. Ces protéines permettent au virus HN5 de se fixer sur les cellules. Ils ont donc produits de cette façon plusieurs adenovirus vecteur, certains avec le code génétique complet ou seulement en parties et d'autres non modifiés afin de disposer d'un faux vaccin témoin.
Des souris ont ainsi été vaccinées avec ces produits. La plupart des animaux vaccinés par le vaccin témoin et exposés à la maladie ont rapidement montré des signes de contamination puis sont morts en l'espace de quelques jours. Les autres, traités par le vaccin actif, ont également montré des signes d'infection mais ont survécu à la maladie en ne présentant qu'une légère perte de poids.
Après analyse des animaux, il s'est avéré que ceux ayant été vacciné par le produit présentant le code complet avaient développé une très forte immunité, signifiant que le vaccin a stimulé plusieurs lignes de défenses immunitaires. Pour tester leur vaccin sur des poulets, les scientifiques ont utilisé deux techniques d'administration : par voie intranasale et par voie sous-cutanée. Les volailles vaccinées par voie sous-cutanée avec le vaccin actif ont toutes survécues contre la moitié pour population ayant subit l'administration intranasale.
Les chercheurs n'ont pour l'instant pas d'explication sur les raisons de cette différence. Alors que la préparation classique d'un vaccin par inactivation du virus prend plusieurs mois, il n'a fallut qu'un peu plus d'un mois au Dr Gambotto et son équipe pour concevoir et tester leur produit.
Outre le fait que ce vaccin constitue un réel espoir dans la lutte contre la grippe aviaire, la technique d'élaboration par recombinaison d'un adenovirus offre des possibilités de réactivité à très court terme contre les virus à fort potentiel de mutation. Ecouter le Podcast de cette article Source : Bio.com |
publié par
Tom
dans:
Actualité scientifique






