mercredi 11 janvier 2006
Si vous croyiez pouvoir être d'attaque de bon matin après une bonne nuit de sommeil de huit heures, loin de là !

Le réveil matin est certainement l'épreuve la plus difficile de la journée lorsqu'il faut s'extirper du lit et appliquer ses pleines capacités pour lancer la journée. Mais maintenant, les éternels fatigués du matin ont une bonne excuse !

En effet, des chercheurs du sommeil se sont intéressés de près à la sensation de désorientation et de lenteur post-réveil matin appelée inertie du sommeil. Pour cela, Kenneth Wright de l'Université du Colorado a mené une étude sur un groupe d'individu portant sur leurs performances cérébrales au réveil en fonction de leur nombre d'heures de sommeil.

Dans un premier temps, les sujets volontaires on tout d'abord passé trois semaine à régler leur rythme de sommeil sur des durées de huit heures par nuit. Sur la quatrième semaine les sujets ont passé leurs nuits au centre d'étude, dormant les premiers jours huit heure et subissant des tests d'acuité intellectuelle immédiatement au réveil. Ces tests consistaient en la réalisation de chaînes d'additions. Ce test a été répété une minute plus tard, puis vingt et au final jusqu'à ce que les sujets n'est pas dormi depuis 26 heures.

Les résultats ont donc montré que dans les trois minutes suivant le réveil, le cerveau n'était utilisé qu'à 65% de sa capacité. Au bout de vingt minutes, ce taux monte à 83%.

Bien qu'une étude précédente avait montré qu'une personne privée de sommeil pendant 24 heures montrait des symptômes sembables à ceux d'une intoxication, l'étude de Wright a montré que les sujets présentaient de meilleurs performances au bout de 26 heures sans dormir qu'au réveil après une nuit de 8 heures.

Source : NewScientist, Nature

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