mercredi 4 janvier 2006
Lors de traitements de tumeurs nécessitant une grande précision (oeil, cerveau et autres organes sensibles), les traitements chirurgicaux et par rayon X classiques sont trop invasifs pour permettre de traiter les zones malades sans risquer d'endommager les zones saines.

La protonthérapie, traitement consistant à effectuer un bombardement de protons sur les zones tumorales, est peut être une bonne alternative. En effet, alors que les photons X déposent leur énergie tout le long de leur trajet dans les cellules, les protons accélérés ont l'avantage de ne déposer leur énergie qu'à un endroit bien ciblé.

L'inconvénient majeur de cette technique résidaient dans l'instrumentation très lourde nécessaire à l'accélération des protons permettant de leur conférer l'énergie nécessaire au traitement (accélérateurs de particules de type cyclotrons).

La solution viendrait d'un groupe de recherche français du CNRS et du CEA qui grâce à une source laser à impulsions ultra courtes arrivent à conférer l'énergie suffisante à l'arrachage de proton pour les projeter  vers les zones à traiter.

Cette nouvelle méthode pourra permettre de réaliser des sources compactes et moins onéreuses, ce qui autorisera à augmenter les capacités de traitement par protonthérapie en rendant les installations réalisables dans les hôpitaux plutôt que dans des bâtiments entiers de centres de recherche.

Source : CNRS

Commentaires

Page Précédente :: Page Suivante