| I=Ib+ |
| Ipv1+cos |
|
Les fluctuations relatives de fréquence sont caractérisées par la variance d'Allan. L'écart type des fluctuations de la fréquence de l'horloge est donc donnée par :

où t est le temps caractérisant la durée d'échantillonnage de la mesure et Qat le facteur de qualité du résonnateur atomique.
On relève la variation de l'instabilité relative en fréquence caractétisée par l'écart type d'Allan pour différents types d'horloge atomique.
On voit que l'instabilité a tendance à diminuer jusqu'à environ 1 heure d'échantillonnage, quelque soit le dispositif puis qu'elle ré-augmente. Le dispositif à MASER à hydrogène présente la meilleur stabilité.
2.4 Instabilité en fréquence d'origine physique
2.4.1 Effet Doppler résiduel
L'onde micro-onde excitant les atomes dans la cavité n'est pas strictement stationnaire. La nature des matériaux constituant la cavité entraîne donc un flux d'énergie dirigé vers les parois. Ce flux d'énergie va provoquer un déplacement de la fréquence de référence par effet Doppler dépendant de la phase F(t) accumulée par les atomes au cours de l'interrogation de Ramsey. Cette variation de phase renconctrée par un atome va engendrer une perturbation de la probabilité de transition qui va se répercuter sous forme d'un déplacement de fréquence :
| = |
| ó õ | g(t)ÑF (t)v(t)dt |
g(t) est la fonction de sensibilité des atomes pendant l'interrogation et v(t) leur vitesse instantannée.
L'effet Doppler peut être complétement supprimé en disposant d'une cavité verticale (fontaine atomique) car les atome circulant dans le même tube, les impulsions micro-ondes sont émises du même lieu.
2.4.2 Effet Zeeman quadratique
Le déplacement de fréquence produit par effet Zeeman est le plus critique. L'effet Zeeman intervient lorsque le champ magnétique micro-onde est parallèle au champ statique B0, appliqué pour séparer les niveaux hyperfins de dégénérescence dans la cavité et autoriser la transition produisant la fréquence de référence. Il résulte un déplacement quadratique de la structure hyperfine du système de raies donné par :
| dn a | ó õ | gN(t)Bc(t)2dt |
où Bc(t) est le champ statique rencontré par les atomes à l'instant t et gN(t) la fonction de sensibilité normalisée.
2.4.3 Effet Stark et rayonnement du corps noir
Une intéraction du moment dipolaire des atomes et d'un champ électrique statique dû à une fuite dans le blindage de la cavité (différence de potentiel en certains points de la cavité) peut produire un déplacement Stark des niveaux atomiques de la transition de la fréquence d'horloge. L'écart de fréquence par effet Stark peut s'exprimer par :
où kE=-2,27.10-10 Hz(V.m-1)2 (valeur déterminée expérimentalement et utilisé pour la fontaine FO1, étalon atomique du BNM-SYRTE, Bureau National de Métrologie - laboratore de SYstèmes de Référence Temps-Espace). L'environnement électrostatique est normalement maîtrisé dans les cavité ce qui rend cet effet négligeable mais les atomes voient le rayonnement thermique de la cavité sous la forme d'une densité volumique d'énergie électormagnétique proportionnelle à la moyenne quadratique du champ électrique. Si on considère que cette énergie provient du rayonnement d'un corps noir, on peut l'exprimer par la loi de Stephan w(T)=s T4 avec s la constante de Stephan.
L'écart de fréquence produit par effet Stark se réécrit alors :
| dnStark=KE( |
| )4(1+e T2) |
2.4.4 Déplacements collisionnels
Dans le cade de fontaines à atomes froids, les processus colisionnels jouent un rôle non négligeable. A des températures de l'orde du µ K, les intéractions inter-atomiques sont dominées par des forces de type Van der Waals et la longueur d'onde de De Broglie est très supérieur à la porté du potentiel d'intéraction inter-atomique ce qui provoque un phénomène de diffusion entraînant des effets colisionnels qui sont alors décrit exclusivement de manière quantique. On considère ici le cas très simplifié d'un nuage atomique très dilué dans lequel ne sont présentes que des collisions élémentaires élastiques. Les effets collectifs rencontrés dans les condensats sont donc négligeables (collisions à trois atomes ou plus et collisions inélastique).
L'énergie des atomes se calcule en posant l'hamiltonien stationnaire de diffusion puis en résolvant l'équation de Shrödinger pour une particule relative3. Le déplacement est alors déterminé en considérant les longueurs de diffusions des atomes dans leur état fondamental et excité puis en calculant la conservation de l'énergie du nuage atomique.
L'énergie totale d'intéraction dans l'état initial s'écrit :
| Ei= |
| .af.n.N |
où af est la longueur de diffusion des atomes dans l'état fondamental.
L'énergie finale d'intéraction est donnée par la même formule mais en remplaçant af par ae, la longueur da diffusion des atomes dans l'état excité.
Le déplacement de fréquence est finallement donné par :
| D w= |
| (af-ae).n |
2.4.5 Bruit de projection quantique
Le bruit de projection quantique est lié aux nombres d'atomes détectés auquel il est inversement proportionnel. Il provient du caractère aléatoire de la mesure de l'état final. Pour améliorer la précision des horloges, on est amené à réduire les densités atomiques dans les cavités atomiques pour limiter les effets colisionnels soit en diminuant le nombre d'atomes soit en les piégeants optiquement. De sorte, à chaque cycle les N atomes en sortie de cavité se trouvent dans le même état quantique a |x>+b |y> résultants de la superposition des états fondamentaux et excités. Comme la probabilité de mesurer les atomes se trouvant dans l'état excité |x> est égale à |a|2, le rapport Nx/N des atomes excités sur les atomes dans leur état fondamental tend vers |a|2 si N® ¥. Dans la pratique, on ne peut pas disposer d'un nombre infini d'atome dans la cavité. Il en résulte donc une fluctuation de Nx/N autour de la valeur limite de la probabilité de mesure d'autant plus que la valeur de N est petite. En maintenant une le rapport Nx/N égale à 1/2, l'asservissement est optimal. L'instabilité en fréquence est proportionnelle N-1/2. Dans le cadre du projet PHARAO on prévoit de descendre l'incertitude produite par le bruit de projection quantique à 2.10-16.
Cette incertitude est considérée comme l'incertitude ultime des horloges atomiques car elle produit des déplacements de la fréquence de référence très faible dont il est extrêmement difficile de s'affranchir. En effet, si on peut réduire l'instabilité du bruit de projection quantique en augmentant le nombre d'atomes à détecter, on augmente aussi les riques de processus colisionnels provoquant une instabilité fréquentielle.
2.4.6 Bilan des effets physiques : exemples dans des étalons atomiques
La multiplicité des configurations d'horloges atomiques exitantes est telle q'il n'est pas aisé de donner une valeur numérique générale sur les limites de précisions apportées par chacune des causes décrites précédemment. Aussi, chacun des effets décrit n'influe pas de la même manière selon la configurarion expérimentale utilisée et le type d'atomes impliquées dans l'horloge (par exemple, l'effet Doppler est quasi-inexistant dans le cas des fontaines atomiques).

Pour ces étalons, aucun renseignement sur le bruit de projection quantique n'est fournit probablement dû au fait que la précision de mesure de ceux-ci est "trop faible" pour que cet effet rentre en compte de manière significative et que les problématiques posées par le bruit de projection sont récentes.
3 Conclusion
Nous venons de lister les effets physiques provoquant les perturbations sur la mesure de la seconde les plus importantes. On ne palie pas encore à toutes et tous les types d'horloge n'y sont pas soumis.
A titre d'exemple, la précision relative de la fontaine PHARAO est évaluée à 7,7.10-16 avec une stabilité en fréquence de 1,7.10-13t-1/2. Les fontaines plus classiques à cesium ou rubidium possède une stabilité similaire mais une précision de l'ordre de 10-15.
Il apparaît que le bruit de projection quantique sera la limite ultime des horloges atomiques. De part sa nature (effets quantiques), il ne sera pas possible de descendre la précision plus bas que la dernière limite quantique autorisée (incertitude d'Heisenberg). De plus, avant d'atteindre cette limite ultime, les effets collisonnels auront déjà probablement pris le dessus sur l'instabilité fréquentielle.
Voir l'article traitant des horloges atomiques
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Références
Claude Audoin, Bernard Guinot : Les fondements de la mesure du temps ; Masson 1998
Tomas Grange, Karol Kozlowski, Antoine Venaille : Un instrument de haute précision : l'horloge atomique ; 8 avril 2004
G. Santarelli, Ph. Laurent, P. Lemonde, and A. Clairon : Quantum Projection Noise in an Atomic Fountain: A High Stability Cesium Frequency Standard ; Physical Revue Letters june 1999
Yvan Sortais : Construction d'une fontaine double à atomes froids de 87Rb et 133Cs ; étude des effets dépendant du nombre d'atomes dans une fontaine ; Thèse de doctorat 2001
Luc Chassagne : Amélioration de l'exactitude d'une horloge atomique compacte à jet de césium pompé optiquement ; Thèse de doctorat 2000
Michel Abgrall : Evaluation des performances de la fontaine atomique PHARAO - Participation à l'étude de l'horloge spatiale PHARAO ; Thèse de doctorat 2003
Shougang ZHANG : Déplacement de fréquence dû au rayonnement du corps noir dans une Fontaine Atomique à césium et amélioration des performances de l'horloge ; Thèse de doctorat 2004
- 1
- On note que cette notion d'incertitude est une notion générale définie dans chaque cas où une grandeur est référencée par rapport à un phénomène naturel invariant
- <2
- Dans la suite du document, les si sont la plupart du temps équivalent aux dn et dw
- 3
- calul non développé ici car sans utilité pour la compréhension des effets collisionnels
Document traduit de ma bibliographie écrite sous LATEX avec la distribution libre HEVEA.





