Un Vaccin contre le Cancer ?
Cela fait environ 15 ans... 15 ans que l'idée de produire un vaccin contre le cancer à vue le jour parmis la communauté scientifique. Les vaccins eux datent de plus de 100 ans. Le premier fut découvert par Louis Pasteur. On pourrai alors se demander "pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour que l'on commence à chercher des vaccins sur le cancer ?". La réponse est liée à une question technologique. Il y a encore 50 ans, on ne connaissait pas l'existence des gènes ni de l'ADN. Le rôle du vaccin lui est de stimuler le système immunitaire pour détruire tout intrus dans l'organisme et entres autres, les cellules cancéreuses et les tumeurs. A priori, cela ne paraît pas être trop compliqué. Au contraire ! Comment faire la différence entre les cellules cancéreuses et les cellules saines ? Car bien évidemment, on ne peut pas détruire indifféremment l'une ou l'autre. La réponse a été amenée par la génétique. La statégie d'action des vaccins contre le cancer est la même que pour les pathologies infectieuses (ciblage des antigènes et adjuvant améliorant l'efficacité). Des recherches sont donc effectuées dans ce sens depuis 1991, pour identifier les substances spécifiques associées à certeines tumeurs.
C'est dans le cadre de ces recherches qu'a été développé le vaccin contre le cancer du col de l'utérus.
Vaincre le cancer du col de l'utérus
A l'échelle mondiale, le cancer du col de l'utérus est responsable de 230 000 décès par ans chez les femmes. On recense environ 500 000 nouveaux cas dans les monde chaque année. Au niveau européen, 65 000 cas sont depistés actuellement et 25 000 se déclarent annuellement. La mortalité induite par la maladie est de 4,7% de la population infectée. Le cancer du col de l'utérus est le deuxième cas de cancer le plus fréquent dans le Monde. En France, les décès provoqués par cette maladie sont plus nombreux que ceux dûs au virus du SIDA ou de l'Hépatite B.
1- Comment se contracte la maladie
Le cancer de l'utérus est dû à un infection virale. Le germe responsable s'appelle le PAPILLOMAVIRUS. Aujourd'hui, on connaît près de 200 types différents de ce germe dont une centaine, les HPV (Human PapillomaVirus), sont aussi responsables d'infections de l'épiderme, anales, génitales ou des muqueuses de la gorge, le plus souvent bénines telles que les verrues.
Tous les HPV ne sont pas responsables d'un cancer. Les germes 16 et 18 du HPV sont reconnus comme carcinogénes et les germes 31, 33 et 35 commes carcinogènes potentiels.
Dans le cas du cancer du col de l'utérus, la contamination se fait exclusivement par voies sexuelles. Avant 25 ans, une infection génitale par HPV est très fréquente et dans 70% des cas, elle disparaît spontanément dans les 2 ans suivant la contamination. Dans le cas contraire, le sujet contaminé va alors développer une néoplasie : le cancer du col de l'utérus.
2- Le traitement du cancer du col de l'utérus
Le traitement des lésions précancéreuses se fait par conisation (intervention chirurgicale). On traite le cancer cervical dans son stade précoce par une chirurgie combinée à une radhiothérapie et une chimiothérapie adjuvante. Ces traitements sont lourds et contraignants et produisent de nombreux effets secondaires.
Un vaccin laisse donc apercevoir l'espoir d'un traitement du cancer du col de l'utérus moins lourd et moins invasif.
3-Le vaccin contre le cancer du col de l'utérus
Tout dernièrement, le vaccin a été développé par un groupe de collaboration constitué de l'Institut Pasteur, l'INSERM, le CNRS et la société BT PHARMA.
Ce vaccin cible le germe 16 du HPV responsable de 55% des cancers. Il a un caractère thérapeutique (forme d'immunothérapie). Il va donc stimuler la production de cellules tueuses dans l'organisme dont le but va être d'éradiquer les cellules cancéreuses.
"Bio-chimiquement" parlant, ce vaccin est un couplage génétique de la protéine bactérienne Bordetella pertussis (agent vecteur CyaA) et des protéines oncogènes E7 de l'HPV16.
Ce candidat vaccin a donné des résultats positifs sur des souris ayant une tumeur modèle du cancer présent chez la femme. En effet, après injection d'une dose sans adjuvant ("booster" de la réaction), il a été constaté une réduction de 100% des tumeurs chez les sujets.
4- L'avenir du vaccin
Actuellement des test dit de Phase III sont en cours sur un vaccin préventif (développement) pour immuniser contre les infections à venir (campagne de vaccination). Mais celui-ci restera inefficace quant aux 5 millions de cas mortels prévus sur les 20 années à venir. Pour cette raison, l'élaboration d'un vaccin thérapeutique est donc fonfamentale.
Le vaccin thérapeutique est en ce moment en cours de tests cliniques (sujets humains). C'est un vaccin protéïque purifié,stable et dont la production est facilement maîtrisée.
Un autre vaccin, ayant obtenu des résultats probants, est développé parallèlement par les mêmes équipes de recherches sur la souche E7 HPV18 provoquant 12% des cas de cancer du col de l'utérus cez les femmes.
Une étude clinique alliant les deux vaccins pour le traitement des liaisons néoplasiques évoluant vers un cancer du col de l'utérus sera lancé dés 2006 par BT Pharma. Si le test des deux vaccins combinés prouve leur réelle efficacité chez l'être humain, il serait alors possible de traiter 70% des cas de cancer du col de l'utérus chez la femme.
Nous l'espérons vivement...
Des informations à : Institut Pasteur
et sur : Site de Santé