mercredi 18 octobre 2006
Dans le lac de Soap Lake (Washinton) aux Etats-Unis, Brent Peyton de la Montana State University a découvert une bactérie capable de lutter contre la pollution aux nitrates de l'eau.
Baptisée
Halomonas campisalis, la bactérie avait d'abord été découverte en 1995 par Peyton, près du lac Soap Lake.

A cette époque, le chercheur travaillait à la découverte d'une méthode de traitement des eaux alcalines et salines radioactives usagées pour en éliminer les nitrates. Récupérant un peu de boue dans les alentours du lac, il a entamée une mise en culture à partir de ses échantillons pour enfin obtenir une colonie de cette nouvelle bactérie.

Soap lake est un lac dit meromictique. Il est composé de deux couches distinctes qui ne se mélangent pas. La couche supèrieure est moitié moins salée que l'eau des océans et cent fois plus que celle des rivières alors que la couche reposant au fond a une salinité de plus de sept cents fois celle des rivières.

La bactérie, vivant dans les milieux très salés, consomment les nitrates pour rejeter de l'azote sous forme de gaz.
Bien que le procédé semble simple, il a fallu une dizaine d'année à Peyton pour identifier la bactérie et en analyser les propriétés.

Encore à l'étude actuellement, le porcédé faisant intervenir les bactéries "mangeuses" de nitrate pour dépolluer l'eau attend qu'un industriel s'intéresse à lui pour peut être contribuer au retraitement des eaux de rejet agricoles et industrielles.


Source : MSU

Fuzzer le billet

Commentaires

Commentaire sans titre
Salut Tom !

Très bonne idée de parler des bactéries dénitrifiantes ! A l'origine, les propriétés dénitrifiantes du sol (1883) étaient vues comme un désaventage pour les plantes, car les privant d'azote assimilable ! Ce n'est qu'au siècle suivant que l'on s'est intéressé aux vertus dénitrifiantes du sol, et par conséquent aux bactéries dénitrifiantes ! En 1994, on y voit un moyen d'épuration des eaux polluées par l'azote: il faut dire que l'agrochimie est passée par là, et que les apports azotés sont répandus à foison sur les cultures ...

On peut en effet chercher à tirer avantage de cette dénitrification biologique; parmi ces bactéries on trouve les genres <i>Pseudomonas, Alcaligenes, Thiobacillus, Bacillus, Xanthomonas</i> ou encore <i>Paracoccus</i>. En anaérobiose, elles sont capables d'utiliser les nitrates comme accepteurs d'électrons, les réduisant progressivement jusqu'à libérer du diazote !

Quelques exemples d'applications ? Eh bien un cas tout simple: le lisier, un problème breton :D Il est possible de le traiter avec des bactéries dénitrifiantes pour réduire ses taux de nitrates. De manière plus large, il est mauvais d'avoir des apports trop forts en nitrates et en phosphates, qui entraînent une "eutrophisation" (le terme n'est pas scientifiquement exact mais communément utilisé) des plans d'eau et des rivières !

Bon, voilà c'est un commentaire un peu long, tout ça pour dire que c'était une entrée en la matière pour aborder les bactéries dénitrifiantes et la microbiologie de l'environnement (remédiation dans ce cas :) ), et qu'on pourrait en parler des heures et des heures, alors pour conclure ce commentaire, je conseille à tous les lecteurs qui le souhaitent de visiter les sites du CEMAGREF et de l'INRA, ils y trouveront tout plein d' exemples appliqués et de détails passionnants sur les bactéries dénitrifiantes !
Commentaire posté par: Guillmot le vendredi 20 octobre 2006 - Lien direct
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