mercredi 25 octobre 2006
Andrew Jackson, spécialiste en biophysique et physiologie, Jaideep Mavoori, docteur en électronique, et Eberhard Fetz, professeur de physiologie et de biophysique, tous trois de l'université de Washinton, ont réussi à créer un système électronique capable d'induire des modifications sur le cerveau d'un singe qui ont subsisté plus d'une semaine.


Cette puce électronique a aidé à établir de nouvelles connexions nerveuses dans une partie du cerveau contrôlant les mouvements du singe.
Cette invention, à paraître dans le prochain numéreau du magazine Nature (2 novembre 2006), consiste en une micropuce électronique à placer directement sur le sommet du crâne.
Lorsqu'il est éveillé, le cerveau contrôle les mouvements volontaires en permanence par l'intermédiaire des cellules nerveuses du cortex moteur. Ces cellules nerveuses envoient des signaux électriques à travers la colone vertébrale pour aller contracter les muscles concernés.
La Neuropuce va enregistrer cette activité pour la convertir ensuite en stimulis qui sont renvoyés
au cerveau puis à la colone vertébrale et enfin aux muscles, créant ainsi une connexion artificielle pendant le comportment normal de l'animal. Le cerveau peut alors apprendre le comportement à adopter pour les mouvements au travers de ce cerveau redondant pour trouver un chemin artificielle pour les actions motrices et compenser la voie normale de communication.

Il a pu être observé que lorsque la puce était connectée en permanence sur des sites du cortex moteurs, des changements à long terme pouvait être induit. Selon les chercheurs, ce changement s'explique par le fait qu'il y a un renforcement d'une voie de communication entre la zone d'enregistrement et la site de stimulation, créant une synchronisation de l'activité des deux sites, générées par la récurrence d'information de la puce.

Les scientifiques affirment que le "timing" est crucial dans cette opération. En effet, le lapse de temps entre l'enregistrement et la stimulation doit être suffisamment faible pour pouvoir induire le conditionnement de la zone visée. Les changements qui ont pu être produit après une journée de stimulation en continu ont perduré pendant plusieurs jours après l'arrêt de la puce électronique.

Cette découverte permet d'avancer dans les études sur les soins à apporter aux personnes souffrant de traumatisme cérébraux.

Source : EurekAlert

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