lundi 13 novembre 2006
Lorsque les astronautes avaient marché sur la Lune, il n'avait vu qu'un monde désert où seul le passage des astéroïdes marquait le paysage de multiple cratère. C'est également la vue qui nous est offerte lorsque l'on regarde notre satellite au télescope : un monde mort où tout semble figé et où pas même une activité sismique et géologique ne vient troubler cette immuabilité. Mais selon de nouvelles observations, il semblerait que la surface de la lune soit bien plus active qu'il n'y paraît. 

En 1972,  la mission lunaire Apollo avait permis d'imager une région en forme de D de huit kilomètres carrés qui avait été baptisée la structure de Ina. Cette zone présentait alors une surface étonnamment  rugueuse qui aurait dû être lissée par  les millions d'années de bombardement de débris spatiaux qu'a subit la lune.
La mission avait également révélé que la région ne présentait que peu d'impacts de météorites.

En considérant ces données, les géologues Peter Schultz et Carlé Pieters de la Brown University de Rhode Island et Matthew Staid du Planetary Science Institute de l'Arizona ont pensé que cette surface paraissait incroyablement jeune comparé aux millions d'années qu'il avaient été nécessaires pour sculpter la surface de la Lune. Les chercheur ont examiné les données de structure fine des spectres donnés par la mission Clementine (NASA) en 1994 et se sont aperçu que la surface était tout au plus âgé 2 millions d'années et présentait une réflectivité caractéristique d'une formation récente.

Pour expliquer ceci, les scientifiques émettent l'hypothèse que la lune éjecte périodiquement à sa surface des gaz, résidus d'une activité volcanique, ainsi que de la matière provenant de son sous sol, comblant les impactes de météorites et exposant une matière plus fraîche.

Selon les chercheurs, cette marque est significative et met en évidence une activité géologique lunaire récente.  Ils ont également trouvé quatre autres zones présentant les mêmes caractéristiques mais pour être sûres de leur hypothèse, les scientifiques ajoutent qu'il serait nécessaire de prélever des échantillons du sol pour les analyser.

Source : PhysicsWeb, ScienceMag


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