| Un an après la
dévastation de La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) par
l'ouragan Katrina, des scientifiques américains ont débarqué en force
en Afrique de l'ouest pour mener une étude approfondie sur la genèse et
le développement des cyclones. . |
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Quelque 80 membres de la Nasa, de l'Administration nationale des études
océaniques et atmosphériques (NOAA), de diverses universités et
d'organismes internationaux étudient comment les poussières et les
vents africains influencent la formation des cyclones dans l'océan
Atlantique. Car si les climatologues ont toujours su qu'une onde née sur les côtes ouest-africaines était susceptible de devenir un dangereux ouragan de l'autre côté de l'Atlantique, ils tardent à déterminer les causes véritables du déclenchement du phénomène. L'objectif est ici de tenter de comprendre le processus cyclonique, comment certains systèmes perdent de l'ampleur et pourquoi d'autres se renforcent pour devenir des ouragans.Ces études servirons également à développer de meilleurs modèles informatiques pour un jour être en mesure de produire de meilleures prévisions. Trois radars dernier cri ont été installés au Sénégal, au Niger et au Cap-Vert dans des zones sans relief.Les scientifiques comparent ce qu'ils voient avec le satellite avec ce qui se passe au sol. Un appareil DC-8 a également été affrété dans la zone. Des capteurs placés à son bord mesurent les nuages, la taille et la forme des gouttelettes, la vitesse et la direction des vents, la pluviométrie, la température et la pression atmosphérique, et l'humidité. Les ouragans atlantiques sont souvent au départ de faibles perturbations tropicales au large des côtes de l'Afrique de l'ouest. Ces perturbations s'intensifient pour devenir des tempêtes tourbillonnantes avec des vents faibles, appelées dépressions tropicales. Lorsque ces dernières prennent de la force, elles peuvent devenir des ouragans, avec des vitesses de vents dépassant les 117 kilomètres à l'heure. De son côté une équipe de scientifiques américains et français travaille actuellement au Niger en Afrique, au lancement de ballons-sondes dérivants équipés de centaines d'instruments de recueil de données. Les mesures effectuées dans l'atmosphère et la stratosphère entre les côtes africaines et les Caraïbes serviront aussi à comprendre la formation des systèmes cycloniques dans l'Atlantique tropical. Le premier lancement d'une « driftsonde » a eu lieu le 28 août dernier à Zinder au Niger. Sept autres doivent être lancés au mois de septembre qui correspond au pic de la saison cyclonique dans l'Atlantique. Les ballons dériveront à des altitudes de 65.000 à 70.000 pieds où les vents d'Est prédominent. Chaque ballon lâchera une « dropsonde » équipée d'un parachute deux fois par jour. La dropsonde mesurera les conditions météos pendant sa descente dont la durée est estimée à une vingtaine de minutes et pendant laquelle elle transmettra les données par radio et par satellite. Dans l'hypothèse d'un système actif intéressant, l'équipe de contrôle basée à Paris pourra lâcher jusqu'à une dropsonde par heure. Le site de départ au Niger a été retenu notamment pour étudier les ondes d'Est qui servent de réservoir d'énergie aux ouragans. Plus d'une soixante de ces ondes se forment chaque année dans la zone, un petit nombre d'entre elles (10% environ) évoluent en tempêtes ou cyclones. Le Centre national d'études spatiales (CNES) et le CNRS participent au programme en collaboration avec le National Center for Atmospheric Research (NCAR) et l'University Corporation for Atmospheric Research. Une autre équipe de scientifiques de la NASA, de l'Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA), de diverses universités et d'organismes internationaux, travaillent en même temps dans les îles du Cap-Vert, à quelque 560 kilomètres des côtes du Sénégal en Afrique de l'Ouest. Leur mission étudie aussi les ondes d'Est africaines et comment les poussières, les vents africains et l'air saharien influencent la formation des cyclones dans l'océan Atlantique. La mission de la NASA s'inscrit dans le cadre d'un projet international appelé Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine (AMMA) destiné à mieux comprendre la physique des ouragans. Les scientifiques cherchent à expliquer comment les variations des ondes d'Est ont une influence sur la formation des ouragans et pourquoi seulement 10 % en moyenne se transforment en systèmes baptisés. Pour que des ouragans se forment, des conditions spécifiques doivent être réunies, à savoir des eaux océaniques chaudes, une humidité élevée et des vents favorables à la surface de l'océan. Publication commune avec CatNat |
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publié par
Tom
dans:
Actualité scientifique






