jeudi 16 novembre 2006
En intégrant des nanoparticules métalliques à de fortes concentrations de médicaments spécialement conçus pour détruire les tumeurs au cerveau, des chercheurs ont créé un produit à double emploie : un médicament et une sonde d'imagerie.

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Le "Photofrin" est un médicament employé en photothérapie pour tuer les cellules cancéreuses. Le produit, une fois introduit dans le système sanguin est activable par un laser spécifique de façon très ciblée et va obstruer les vaisseaux sanguins créés par angiogénèse de la tumeur et ainsi empêcher le sang de venir irriguer les cellules cancéreuses pour les tuer.

Classiquement, le Photofrin peut causer des dommages aux zones saines de l'organisme lorsqu'il reste libre dans le flux sanguin. En combinant le produit avec des particules d'oxyde de fer, qui est un agent de contraste employé en IRM, les médecins peuvent alors suivre l'évolution du médicament dans les vaisseaux sanguins et ainsi activer la molécule uniquement vers une zone désirée.

Dans le cas de traitements de tumeurs cérébrales, le problème majeur pour administrer des médicaments au cerveau est le passage de la barrière hémato-encéphalique. Cette barrière de composition complexe entourant les vaisseaux sanguins du cerveau, constitue une protection ultime contre le passage de toxines vers les cellules cérébrales mais également contre de nombreux médicament, rendant entre autre très difficile les traitements par chimiothérapie des tumeurs au cerveau. En utilisant ce nouveau procédé, il est possible de s'affranchir de ce passage tout en préservant l'environnement sain entourant la tumeur.

Après un test sur des rats, il s'est avéré que les animaux ayant reçu un traitement simple par Photofrin non couplé ne survivait que 13 jours alors que ceux ayant reçu le produit combiné à l'oxyde de fer survivait en moyenne 33 jours et 40 % des rats ayant reçu le nouveau traitement ne montraient plus de signe de maladie après six mois.

La combinaison d'un élément photoactivable avec un agent de contraste permet d'une part de cibler les zones à traiter en protégeant les zones saines mais également de délivrer une dose plus massive de produit dans la tumeur.

Si l'agent de contraste ne montre pas de signe de toxicité chez l'homme, de nombreux médicaments qui avaient été écartés des traitements contre le cancer mais jugé trop toxique mais pourtant très efficaces pourraient se voir couplée à ces nanoparticules pour être employées dans la lutte contre le cancer.

Chaque année, sur les personnes diagnostiquées avec une tumeur au cerveau, 70 % sont condamnées.

Source : EurekAlert

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