mardi 21 novembre 2006
Le plus gros aimant supraconducteur jamais construit vient d'être mis en marche pour la première fois après une seule tentative fructueuse. Nommé Barrel Toroid (de par sa forme torroïdale), l'aimant est la pièce maîtresse du futur nouvel accélérateur ATLAS du LHC/CERN (Large Hadron Collider) dont la mises en route est prévue pour novembrer 2007.


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ATLAS est construit pour atteindre un but ultime : que s'est il passé dans l'univers dans les premiers et cours instants qui ont suivis le Big-Bang ? Pourquoi la matière de l'univers se comporte-t-elle de cette manière ? Pourquoi ne voyons nous pas de l'anti-matière au lieu de matière ?

L'aimant est constitué de huit bobines supraconductrices dosposée chacune sous la forme d'un rectangle aux coins arrondis de 5 mètres de largeur pour 25 mètres de longueurs et une masse de 100 tonnes, le tout aligné avec une précision de l'ordre du millimètre. Couplé avec d'autres
aimants, il permettra de courber le chemin des particules chargées afin de rendre accessible certaines de leurs propriétés.
Mesurant 25 mètres de large et de hauteur, 46 lètres de longueur, ATLAS est le plus grand détecteur conçu pour la physique des particules et devra répondre à la question du pourquoi la matière possède une masse et de quoi est faite 96 % de la matière de l'univers et aussi explique rpourqoi la nature préfère la matière à l'antimatière.

Durant 6 semaines au cours des mois de juillet et août dernier, l'aimant avait été refroidi progressivement à une température de -269°C puis son courant augmenté petit à petit jusqu'à vingt et un mille ampères, valeur atteinte au cours de la nuit du 9 novembre, ce qui représente 500 ampères en dessous du courant nécesaire à la production du champ magnétique recquis pour le fonctionnement du détecteur. Le courant a alors été coupé puis les 1,1 giga jouls (l'équivalent de 10 000 voitures roulant à 70km/h) d'énergie accumulée ont pu être dissipés en toute sécurité afin d'atteindre une température de -218°C.

Le projet réunit en tout 1800 scientifiques de 165 universités diférentes dispersées dans 35 pays du monde.

Source : ScienceDayli, CERN

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