| Une équipe de chercheurs du Georgia Institute of Technology aux Etats-Unis viennent de terminer une expérience mettant en évidence les difficultés que pourrait poser une pollution aquatique aux nanotubes de carbones. | ![]() |
| Comme lors de toutes les révolutions technologiques, nous ne mesurons actuellement pas quel pourra être l'impact des nanotechnologies sur notre environnement. Si certains évaluent déjà l'influence sociale de cette révolution, en revanche, son effet sur l'environnement est très mal appréhendé pour le moment. Jaehong Kim et ses collègues ont donc décidé de s'attaquer à une première face de ce problème en testant l'effet d'une pollution aquatique aux nanotubes de carbone. Pour ce faire, les chercheurs ont dispersé des nanotubes de carbone dans plusieurs échantillon d'eau de provenance et de composition différente. Les scientifique ont donc employé de l'eau de la Suwannee River, réputée pour être le moins polluée de l'état, de l'eau purifiée de ses composants organiques, de l'eau contenant 1% de SDS (Dodecyle Sulfate de Sodium) et un échantillon commercial composé d'eau de la Suwannee River. Une fois le mélange eau/nanotubes effectués, les chercheurs ont pu observé que l'eau devenait immédiatement sombre et trouble. Les produit sont alors été analysé à l'aide d'un microscope électronique puis en effectuant des mesures de turbidité et d'opacité. Dans l'eau ne contenant pas de matière organique, les nanotubes se sont rapidement tassé et agrégé dans le fond, le mélange devenant ainsi transparent au bout d'une heure environ. L'échantillon contenant du SDS a mis aux alentours d'un jour pour se déposé complètement alors que l'échantillon d'eau de la rivière a mis quatre jours pour redevenir limpide avec malgré tout encore des particules en suspension pendant presque un mois. La plupart des nanotubes dans l'eau de rivière étaient dispersés individuellement, laissant penser que les composants organiques de l'eau avaient une affinité particulière avec ceux-ci. Ce comportement indique que les nanotubes vont pouvoir se répandre très facilement dans la rivière et l'ensemble de son courant, les rendant facilement transportable dans la nature. Les scientifiques sont dors et déjà à pied d'oeuvre pour étudier le comportement d'autres types de nanoparticules telles que le carbone-60, en espérant qu'à long terme, la recherche aide à mieux comprendre et appréhender les risques d'une éventuelle nano-pollution de la nature. Source : NanotechWeb | |
publié par
Tom
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Actualité scientifique






